Profil

  • Louis
  • Mes goûts sont assez classiques: littérature, musique, cinéma... J'adore les comédies musicales des années 1950. En musique tout me plaît sauf le rap français et le hard rock... Pour ce qui est de la littérature, j'aime écrire, c'est mon

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Lundi 16 mars 2009 1 16 /03 /Mars /2009 19:14

Il avance sans se retourner. Le monde autour de lui ne semble pas exister. Perdu dans ses pensées, il erre. De temps en temps, un sourire se dessine, éclairant son visage. Mais il préfère les pensées sombres. Il ne veut pas discuter et ne cherche pas à être remarqué. Il se ballade donc en ville, sans but, il observe la vie extérieure et ses pensées voguent au gré des images maquant ses yeux. Il s’arrête devant un vieil immeuble décrépi. Il est fasciné par les murs de briques troués de fenêtres noires et sales. Les tags semblent s’animer et commencent à l’hypnotiser. Soudain, ses yeux s’agrandissent. Ses pupilles se dilatent. Le vieil immeuble lui fait peur. Il regarde à gauche puis à droite et s’éloigne. Il fait quelques pas sur le trottoir mais est attiré et ne peut s’empêcher de se retourner.

De l’autre côté de la rue, un homme est assis par terre, adossé au mur d’une maison. Il regarde la scène. Il a vécu, pendant sa longue expérience, dans des rues différentes et a pu observer d’étranges choses. C’est pourtant en face de cet immeuble qu’il a décidé de s’installer. Cet immeuble qui exerce une telle influence sur les rêveurs urbains. L’homme des rues a tenté de percer le mystère. Il est resté des jours et des nuits à observer des briques rouges, des fenêtres sombres et sales. Il a vu les habitants essayer de vivre dans ses appartements insalubres. Il a observé le bâtiment. Il en connaît maintenant chaque recoin obscur. Mais il ne le comprend toujours pas et ne le comprendra jamais. L’homme assis est voué à contempler superficiellement. Il attend donc maintenant les rêveurs qui semblent savoir chacun à sa façon. Mais aujourd’hui il veut découvrir une nouvelle partie et connaître le rêveur. L’homme se lève et traverse la rue. Une rue, de plus, il en avait parcouru tellement qu’elles vivaient toutes en lui. Il avait vaincu avec la rue la faim, le froid, les autres hommes… Mais la rue ne voulait pas qu’il connaisse le secret de la maison, elle le tua d’un coup de taxi. Allongé dans son sang, il ouvrit une dernière fois les yeux et croisa ceux du rêveur. Ils comprirent.

Par Louis - Publié dans : ecriture
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Vendredi 6 mars 2009 5 06 /03 /Mars /2009 02:07
Par Louis - Publié dans : ecriture - Communauté : le rêve, l'art et l'écriture..
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Jeudi 26 février 2009 4 26 /02 /Fév /2009 23:38

Les portes s’ouvrent. Je sens un souffle chaud ébouriffer mes cheveux. Je suis devant l’antre du temple souterrain citadin. Je prends ma dernière bouffée d’air frais et plonge à l’intérieur.

Je fais mes premiers pas, une sensation étrange s’empare de moi. Je me sens dans un autre univers. Les sons et les couleurs ne sont pas les mêmes. Au loin, j’entends un joueur de flute indienne. Je sens qu’il me faut encore descendre. Tout en me laissant porter par l’escalier roulant, j’aperçois les habitués du souterrain. Ils avancent vite, le regard baissé. Ils ne veulent rien voir et sortir le plus vite possible à l’air libre, mais moi je continue ma descente dans l’antre du serpent. Ce serpent je l’entend d’ailleurs, il fait trembler les murs pour annoncer son arrivée et repars avec le même fracas. L’indien, que je peux maintenant voir, semble s’être confondu dans le décor. Les gens passent devant lui sans aucun regard. La plupart ont orné leurs oreilles de petites enceintes les enfermant dans un monde imaginaire où souterrains, musiciens indiens et autres individus n’existent plus.

Voilà que je suis happé par la fourmilière, elle me force à avancer sous la lumière blafarde. La foule m’emporte et me fait tourbillonner au rythme de la musique indienne. Un marchand du temple me propose un papier, je le prend et continue à marcher sans regarder mon itinéraire. Un embouteillage humain me fait m’arrêter mais j’ai juste le temps de commencer à reprendre mes esprits que me voilà devant une barre de fer qui me demande mon billet. Je lui tends, elle l’avale sans cérémonie et le recrache un peu plus loin, je vais le chercher et je sens le tourniquet céder et me pousser lui aussi vers l’avant. Je suis maintenant, de l’autre coté de la barrière. Les marchands n’y ont pas accès mais les bruits du métro sont plus violents. Une sorte de pont surplombe les rails. Je m’y installe et regarde les wagons défiler. Les gens sortent et rentrent dans ces cages de fers situés à des mètres sous terre.

Des groupes se sont formés. Une jungle urbaine et souterraine s’est créée. Les groupes d’étudiants discutent et font le plus de bruits possibles animant ainsi les couloirs mais gâchant la musique indienne. Les cadres dans leurs vestons semblent craindre ces lieux. Ils se retiennent de courir et ne regardent personne de peur d’avoir à expliquer leur présence. Ils occupent leurs mains par de petits téléphones et autres objets technologiques. Quelques touristes s’ébahissent devant une publicité vantant les mérites du soleil mexicain. Un habitué allongé sur un banc s’est endormi. Personne ne veut faire attention à lui et pourtant tout le monde le regarde et l’évite. Quelques solitaires plongés dans leur musique avancent sans se soucier du reste du monde. Une fille pourtant se démarque de tous. Elle marche le long de la rame avec un livre dans les mains.

Un nouveau métro débarque. Toute cette population s’engouffre dans sa bouche. Seuls restent l’habitué, la jeune fille au livre et moi. L’un endormi, L’autre dans un monde imaginaire et moi.

Par Louis - Publié dans : ecriture
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Lundi 15 décembre 2008 1 15 /12 /Déc /2008 23:10
La solitude nous entoure. Moi même je peut me sentir seul mais ne prenons pas mon exemple  qui est un peu différent à analyser. Prenons plutôt les inconnus. Ceux qu'on se plaît à observer dans la rue, à partir de notre fenêtre. Ensuite nous imaginons quels sentiments, pensées, histoires ils pourraient avoir. D'où viennent-ils? Que vont-ils faire? Qu'aiment-ils? Vous ne vous adonnez pas à ce genre d'activité? Vous avez tort.
Je vous explique le principe. Installez vous confortablement dans un endroit d'où vous pouvez observer des passants. Choisissez en un, de préférence une personne seule, elle sera moins tentée de jouer la comédie. Vous choisissez donc cette personne et essayez d'imaginer d'où elle vient, ce qu'elle fait, où va t-elle... Pourquoi a t-elle porté ce manteau? Est-elle triste? etc. Vous aurez dessiné le portrait d'une personne et même si ce n'est que de la fiction vous aurez donné un sens à quelqu'un de totalement inconnu. Essayez et vous verrez.
Je me suis un peu éloigné de mon sujet sur la solitude mais il fallait expliquer comment cette réflexion m'est venue. J'étais donc en plein dans mes réflexions dans un café du centre ville. Tournant le dos à la foule j'observais cette peinture vivante. Je remarque au bout d'un certain temps que de nos jours peu de gens savent encore errer dans la ville, sans but et ne pas sembler seul. C'est vrai qu'avec les avancées technologiques, plus personne n'est seul tout le monde est avec son cell, son i-pod... Tel est donc maintenant le stéréotype urbain toujours accompagné de personnes réelles ou virtuelles.  Mais un beau jour le voilà se baladant seul mais il a oublié ces objets technologiques de non-solitude. Il est perdu, seul, dans un centre ville qu'il ne connaît finalement pas.Il ne peut aller voir les inconnus qu'ils croisent car eux-même ne sont pas seuls et le rejetteraient. Il est seul, il erre, il n'aime pas ça et a seul solution qui lui vient à l'esprit est de se dépêcher d'aller au plus vit retrouver ses compagnons. Quelle erreur! Ce qu'il prend pour la pire aventure de sa vie est en fait la plus belle. Car s,il prenait le temps de réfléchir, il se rendrait compte que peut-être pour la première fois de sa vie il peut être spectateur de cette magnifique comédie dramatique qu'est la vie (est plus spécialement dans un centre ville). Il se rendrait alors compte de notre ridicule mais également de notre beauté qui transpire dans la plupart de nos actions. Il est donc temps de quitter cette fausse solitude pour observer la vie et voir que la solitude, la vraie, est finalement ce qu'il y a de plus beau au monde!
Par Louis - Publié dans : ecriture
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Samedi 29 novembre 2008 6 29 /11 /Nov /2008 10:31

Ce soir j'ai pu observer une certaine déchéance au niveau des soirées montréalaises. Imaginez une boite au sommet d'un immeuble avec terrasse et vue sur tout Montréal. Bien entendu cela se situe dans le centre. Vraiment tentant non? Maintenant rajoutez à ça une musique vraiment ringarde, des boissons hors de prix (comme quoi l'altitude....), une salle sans ambiance et une population ridicule... Dommage! on aurait pu passer une soirée vraiment géniale mais l'ambiance de mon salon était bien meilleure. Pourtant ça ne partait pas si mal! Dans l'ascenseur on croise un mec ivre mort traîné par deux de ses amis, quelques filles plutôt pas mal... Enfin bon une devanture vraiment bien après quelques verres pris dans un restau. Malheureusement comme vous savez (j'ai enlevé le suspense je sais) rien à voir, rien à boire, rien à croire. On ne demande pourtant pas grand chose mais cela semble impossible de nous l'accorder... Un petit avertissement (voir au-dessus) nous aurait refroidi (comprend qui peut ou comprend qui veut!!!!)... Finalement, le verdict est : fin de soirée dans l'appart' et prévision d'une meilleure soirée demain soir!!!!
Par Louis - Publié dans : ecriture
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